Avez-vous remarqué que par les temps qui courent, il est de bon ton et surtout poliquement correct (pour employer le terme très à la mode) d'être ou d'avoir été autiste dans sa jeunesse et surtout d'en être sorti. Lorsque vous interrogez certains chanteurs, acteurs et même quelques politiciens, vous entendez ceci : - "Quel genre d'enfant étiez-vous" ? - "Moi, je n'aime pas parler de moi. J'étais timide et j'avais des problèmes relationnels ou de communication. J'étais un peu autiste". Si je comprends bien et en résumant, toutes les personnes n'aimant pas parler de soi ou timides seraient des personnes autistes. Imaginons un jeune enfant du haut de ses 90 cm dévisagé par quelques adultes mesurant le double de sa taille ; il se cache derrière la jupe de sa maman ou le pantalon de son papa ... il a de quoi être intimidé ... est-ce pour autant qu'il souffre d'autisme ? Ne parlons pas des adolescents qui, par définition, ont des problèmes de communication surtout avec leurs parents. Que dire d'eux ? Seraient-ils nombreux à souffrir d'autisme ? Récemment un grand quotidien national a même intitulé un de ses articles "La France autiste". Alors des questions se posent ... - qu'est-ce qu'un "vrai faux autiste" ? - ou un "faux vrai autiste" ? - et surtout comment classer nos enfants diagnostiqués atteints "d'autisme" ? - faut-il créer une nouvelle catégorie les "vrais vrais" autistes ? En cette nouvelle année nous pourrions émettre le souhait que tous ces gens soi-disant "autistes" ou l'ayant été se mettent au service de notre cause. Cela nous aiderait grandement à obtenir des subventions pour nos enfants. Bonne Année à tous. Paru dans la lettre d'AY en janvier 2003. |